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cinéma

L'astragale

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Un soir d'avril, Albertine saute le mur de la prison qui la retient et trouve de l'aide auprès de Julien. Nous sommes en 1957 et pour une jeune fille seule de 19 ans il n'est guère de solutions. Aussi avec l'aide de Julien Albertine accepte-t-elle de rester cachée. Quand Julien se fait distant, elle apprend à vivre par elle même en se prostituant, sans jamais oublier l'homme qui lui a fourni aide, protection et affection...

Adaptée du texte autobiographique d'Albertine Sarrazin, le film de Brigitte Sy s'appuie sur deux choix forts : filmer en noir et blanc et rester concentrée sur le point de vue de la narratrice. Le choix visuel, pour efficace qu'il se révèle dans la caractérisation des personnages, finit cependant par tourner court, enfermant les images dans un look rétro qui sert surtout à masquer les difficultés de la reconstitution. Leila Bekhti a beau faire, elle peine par ailleurs à faire exister une Albertine qui ne soit pas trop caricaturale. En revanche, Reda Kateb se révèle encore excellent en malfrat coincé entre ses obligations et ses aspirations. La relative aridité de la réalisation si elle resserre très bien le propos sur Albertine et son parcours peu commun, empêche toutefois la relation entre les deux personnages de gagner une épaisseur qui fait défaut lorsque arrive le dénouement.
 

Publié le 08/04/2015 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma